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LEXIQUE

Exclusion

Quelle que soit la façon dont on prend connaissance de sa séropositivité, le choc est toujours grand. A cela s'ajoute bien souvent le refus de dévoiler ce statut sérologique à son entourage, car dire sa contamination à autrui induit un jugement de valeur et un questionnement. L'angoisse d'abandon fait alors jour car la personne infectée par le virus est généralement rejetée par son entourage (de façon consciente ou non), entourage qui craint lui-même d'être infecté, même s'il connaît les modes de contamination. Le sujet s'isole également de lui-même, pour tenter de masquer la culpabilité qu'il a d'être contaminé.
Au-delà des effets secondaires que peut engendrer la prise des médicaments, les personnes concernées par le VIH ont affaire aux représentations que véhiculent la maladie. Au-delà du « choc » lié à l’annonce de la séropositivité, se pose la question de « dire » ou « ne pas dire » à son entourage ; parce qu’encore aujourd’hui, être séropositif véhicule des représentations/images fortes et par incidence peut occasionner ou fait craindre des réactions de rejet de la part de l’entourage plus ou moins directes, quel que soit les milieux.
La crainte d’être rejetée reste très présente et les personnes contaminées s’isolent parfois d’elles-mêmes.

Désir d'enfant et procréation

Les traitements, la réduction des risques de contamination maternofœtale, font naître un espoir de vie prolongée. Les futurs parents sont orientées vers le médecin infectiologue et vers un gynécologue de maternité ayant l'habitude des suivis de femmes séropositives, ou directement vers un CECOS (Centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme humains) . Les couples (séro-différents ou dont les deux partenaires sont séropositifs) peuvent avoir recours à la procréation médicalement assistée afin de diminuer les risques de contaminations et/ou de surcontaminations du conjoint(e).

 

 

Contamination maternofoetale (de la mère à l'enfant)

La maman doit suivre un traitement préventif à 7 mois de grossesse destiné à réduire le taux de contamination à son bébé. Les mamans ne peuvent pas donner le sein à l'enfant car le lait est contaminant et doivent nourrir leur bébé en donnant le biberon. A la naissance, un traitement sera donné à l'enfant jusqu'à ses 6 semaines pour réduire le risque de contamination. Entre sa naissance et ses trois mois, le bébé aura un suivi pédiatrique hospitalier qui permettra aux parents de connaître le diagnostic de leur enfant à partir de ses 3 mois. Un suivi médical se poursuivra toutefois jusqu’à ses 2 ans à raison d’une consultation hospitalière à 6, 12, 18 et 24 mois.
Aujourd'hui en France, bien suivre le traitement permet de réduire à environ 1% le taux de contamination.

 
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